En Roumanie, l’indépendance de la justice en danger (fragment dintr-un articol din Le Monde)

Le pouvoir social-démocrate tente à nouveau d’affaiblir la lutte anticorruption malgré les inquiétudes de la société civile et des magistrats.

Devant l’impressionnant palais du Parlement, à Bucarest, ils n’étaient plus que quelques dizaines, jeudi 7 décembre. Cette fois-ci, Liviu Dragnea, le leader du Parti social-démocrate (PSD) au pouvoir en Roumanie, est en passe de réussir son pari. Derrière la gigantesque façade du palais construit par l’ancien dictateur Nicolae Ceaucescu, la première des trois propositions de loi destinées à réformer la justice a en effet été adoptée ce soir-là par la Chambre des députés, malgré les esclandres de l’opposition.

Deux autres textes doivent suivre d’ici la fin du mois. Adoptés en urgence, ils sont accusés par l’opposition, une partie des magistrats, la diplomatie américaine et le Conseil de l’Europe, de fragiliser la lutte contre la corruption, une des grandes réussites de la Roumanie depuis son adhésion à l’Union européenne, en 2007.

« Ces propositions de loi nous inquiètent beaucoup, car elles contiennent des mesures destinées à revenir sur l’indépendance des juges et des procureurs », alerte notamment Laura Codruta Kövesi, procureur en chef du parquet anticorruption (DNA, en roumain). Cette célébrité locale insinue que M. Dragnea, qui est également président de la Chambre des députés, est derrière tous ces projets.

(sursa si foto: http://www.lemonde.fr)

 

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